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                              Plus d’une cinquantaine de participants se sont réunis à l'EnerCamp de Lyon autour du thème :

                              « Energie : consommer moins, consommer mieux »

                               
                               
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                              Rapport EnerCamp

                              >Téléchargez le rapport (pdf, 2.96 Mo)
                               
                               
                               
                               
                               
                               

                              Le 23 mai 2013, à l'agence Schneider Electric France de Saint-Priest, s’est tenu le cinquième et avant dernier EnerCamp, atelier participatif réunissant toutes les parties prenantes locales concernées par la gestion intelligente de l’énergie et souhaitant faire entendre leurs propositions dans ce débat.

                              Officiellement labellisé dans le cadre du débat national, cet EnerCamp a également reçu le soutien de la région Rhône-Alpes, qui a fait de la question énergétique un enjeu central.

                              Cette cinquième et avant dernière étape s’est tenue à Lyon, au cœur d'un territoire particulièrement engagé et dynamique dans la problématique de la transition énergétique. En effet, depuis 2007, le Grand Lyon a innové en adoptant le plan Climat Energie territorial, première réponse commune aux enjeux environnementaux, ou en portant l'élaboration d'un schéma directeur énergie et d'un projet de gouvernance énergétique territorial via la mission Energie.

                              Le Grand Lyon représente également un territoire fertile en matière d'expérimentations, par exemple en étant choisi comme site pilote pour l'installation du compteur d'électricité intelligent et communicant Linky. Mais aussi grâce à un grand nombre de démonstrateurs, tel que Greenlys, dont Schneider Electric est partenaire, premier projet à tester à grande échelle, auprès de clients résidentiels ou tertiaires, le fonctionnement d'un réseau électrique intelligent de manière globale en réunissant les différents acteurs du marché de l'électricité : producteur, consommateur final, distributeur et fournisseur d'électricité.

                              « Les participants ont été très productifs pendant les différentes phases de l'EnerCamp, sans hésiter à confronter des points de vue divergents qui ont donné lieu à des débats vifs. La richesse de ces échanges conviviaux, idées ou bonnes pratiques locales a permis de développer des propositions concrètes pour assurer la transition énergétique. » a commenté Pascal Yénigotchian, Directeur Délégué de la région Grand Est de Schneider Electric

                               

                              Synthèse des ateliers

                               

                              Atelier 1 : « Comment donner envie, informer, sensibiliser les entreprises et les particuliers...

                              « Comment donner envie, informer, sensibiliser les entreprises et les particuliers pour faire évoluer les usages ? »

                              • Le groupe a commencé par un constat : toute la technologie existante ou à venir ne pourra pas faire baisser la consommation énergétique si les comportements n’évoluent pas. Les usages peuvent modifier 50% de la consommation énergétique, tout n’est pas automatisable. Les hommes sont la clé de la transition énergétique ce sont les hommes.
                              • Le débat s’est ensuite poursuivi autour de la question : faut-il passer par la contrainte pour faire prendre conscience à chacun qu’il en va de leur responsabilité  ou est-il possible donner envie aux citoyens d’agir? A l’unanimité le groupe a préféré croire en l’homme en passant par des moyens intelligents d’information et de sensibilisation. Le dictat financier ou les quotas ont été des solutions écartées assez rapidement pour laisser place à un dialogue sur les moyens à mettre en œuvre pour responsabiliser chacun.
                              • Les participants se sont accordés sur l'information qui doit être compréhensible : si l'utilisateur a conscience de sa consommation énergétique en temps réel et des solutions qu’il peut avoir pour la faire baisser, il aura la possibilité d’évoluer.
                              • Le groupe a ensuite échangé sur la nécessité de diffuser des bonnes pratiques afin de rassurer et d’encourager les démarches responsables. En effet, les technologies de gestion de l’énergie nécessitent d’importants investissements à court terme. De ce fait, le consommateur a besoin de comprendre quelle est la rentabilité de son investissement a court/moyen terme et de se sentir soutenu dans sa démarche.
                                Les participants ont conclu en se disant que l'atelier avait principalement abordé la consommation énergétique et les usages des individus mais que l’optimisation énergétique passera aussi par les usages des entreprises. Celles-ci devront allier compétitivité, responsabilité individuelle et responsabilité collective.

                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Informer sur les consommations, les coûts énergétiques de chacun en donnant des éléments d’échelles concrets.

                              2. Inciter les changements de comportement grâce à des « crédits énergie, une carte de fidélité énergétique ».

                              3. Donner envie en récompensant les bons usages.

                              4. Encourager les raisonnements d’économie à moyen long terme vs.
                              les investissements à court terme.

                              5. Partager les bons usages, informer ses pairs grâce à des plateformes technologiques d’échanges.

                               

                              Atelier 2 : "La technologie au service des usages : appropriation et conception"

                              "La technologie au service des usages : appropriation et conception"

                              • Les participants ont d'abord évoqué la nécessité de recourir à la technologie pour opérer la transition énergétique : la modification des comportements des utilisateurs doit être accompagnée par la technologie notamment grâce une part d'automatisation. Celle-ci permettrait de diminuer la consommation d'énergie inutile (éclairage de tous les étages d'un bâtiment lors de l'entretien, par les femmes de ménage, d'un seul étage).
                              • Le groupe a ensuite débattu de la conception de ces technologies, parfois difficiles à utiliser, et du besoin de développer un design (ergonomie) adapté aux usages et aux utilisateurs. Dans ce cadre, les participants ont également échangé sur la nécessité de ramener le développement des technologies au besoin réel.
                              • Un autre point abordé a été l'importance, pour l'appropriation des outils, de laisser leur maitrise à l'utilisateur. Cela passe par le design, l'information et le recours aux nouvelles technologies (internet, applications mobile offrant une information en temps réel sur le modèle du quantified self). Cela nécessite de définir les informations pertinentes et de les rendre compréhensibles.
                              • Les participants ont ensuite débattu de l'évolution rapide des technologies face à l'inertie des usages qui nécessite de chercher une solution afin que les bâtiments puissent s'adapter à ces nouvelles technologies.
                                Enfin, le groupe a conclu ses échanges sur le besoin, soit de donner envie, soit d'obliger le recours à ces technologies (favoriser l'accès à la propriété assurer l'utilisation des technologies, systèmes normatifs, etc.).

                              Propositions issues du groupe de travail : 

                              1. Fournir l'information pertinente à l'utilisateur et la rendre accessible, transparente et gratuite
                              pour le responsabiliser, notamment via une technologie au design (ergonomie) simple et attractif.

                              2. Adapter les fonctionnalités et la consommation des objets aux besoins réels pour diminuer la consommation énergétique.

                              3. Développer la domotique dans l'habitat ainsi que les automatismes dans les bâtiments industriels et tertiaires, notamment pour automatiser les bons usages et éviter la consommation énergétique inutile.

                              4. Inciter à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments existants.

                              5. Développer une normalisation
                              perceptible et compréhensible relative à l'efficacité énergétique dans le neuf et l'existant avec une cohérence internationale, notamment à l'échelle européenne

                               

                              Atelier 3 : « Encourager la convergence et les synergies entre les différents acteurs...

                              « Encourager la convergence et les synergies entre les différents acteurs de la filière au profit de l’utilisateur est nécessaire »

                              • Le groupe a beaucoup insisté, en ouverture des discussions, sur le déphasage entre les process de production et la réalité d’utilisation, ce qui génère des coûts à perte. Cet état de fait résulte, d’une part, d’un manque de vision sur le coût total de possession entre l’achat et l’exploitation et, d’autre part, de services trop dissociés.
                              • Les participants ont ainsi convergé vers le manque de synergie actuelle entre les différents corps de métiers : d’un côté, les acteurs du process dont l’intérêt réside essentiellement dans le bon fonctionnement de l’outil ; de l’autre, des industriels soumis à des impératifs d’innovation technologique et d'efficacité énergétique ; par ailleurs, des acheteurs insuffisamment formés ; enfin, des sous-traitants qui disposent de solutions mais restent en attente d’objectifs intégrant la globalité des contraintes. Il a par ailleurs été souligné que les donneurs d’ordre public sont les premiers à ne pas encourager cette synergie et cette convergence d’objectifs.
                              • Le troisième diagnostic formulé par le groupe a porté sur la formation des acteurs, à la source de cette absence de synergie. Les formations, principalement techniques, sont encore trop cloisonnées et les enseignants ne connaissent pas suffisamment la réalité de l’entreprise.

                                Propositions issues du groupe de travail :

                                1. Imposer aux constructeurs des obligations d’information sur le coût total de possession
                                (achat + exploitation).

                                2. Imposer, dans les marchés publics, des critères d’information sur le coût total de possession.

                                3. Encourager les projets collaboratifs
                                via un système d’intéressement et de partage des coûts de R&D.

                                4. Encourager fortement les stages d’immersion en entreprise, lors des formations initiales, y compris pour le corps enseignant afin d’assurer en continu l’adéquation avec la réalité du marché.
                               

                              Atelier 4 : « Ressources limitées et illimitées : quelles sont les limites de la planète ? »

                              « Ressources limitées et illimitées : quelles sont les limites de la planète ? »

                              • Le groupe a commencé par faire un état des lieux général de la situation : une augmentation constante de la population,  une consommation énergétique à l’avenant, et un épuisement des ressources historiques.
                              • Si le consensus est accepté sur le fait que d’autres ressources sont disponibles, des dissensions apparaissent lorsque la question de leur exploitation se pose. Le manque de développement des technologies d’exploitation des ressources existantes est un point crucial. Citant Lavoisier et les premiers et deuxièmes principes de la thermodynamique, les participants se sont accordés sur le fait que ce n’est pas tant la planète qui risque d’être en difficulté que les populations impactées par le choc d’une pénurie de ressources. La question démographique a également été évoquée.
                              • Les participants ont admis que la concentration et le stockage de l’énergie sont des moyens de pallier cette potentielle pénurie. Continuer à travailler sur l’efficacité énergétique et le stockage tout en finançant la recherche pour apprendre à maîtriser d’autres énergies sont les conditions sine qua non d’une meilleure gestion de l’équilibre entre ressources existantes limitées et ressources non exploitées.
                              • Le groupe s’est accordé sur le fait  qu’en amont, le manque de mesure est un frein à cette optimisation de la gestion des ressources. Pouvoir mesurer l’empreinte écologique et énergique de chacun devrait être une évidence. Le travail sur l’amélioration des outils de mesure est donc un chantier participant de cet objectif.

                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Instaurer des quotas de carbone par habitant en insistant sur une cohérence au niveau international.

                              2. Mesurer plus efficacement l’empreinte individuelle de chacun.

                              3. Instaurer une taxation sur la consommation de CO2.