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                              L’EnerCamp d’Angoulême a réuni plus d’une quarantaine de participants autour du thème :

                              « Energie : consommer moins, consommer mieux »

                               
                               
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                              Rapport EnerCamp

                              >Téléchargez le rapport (pdf, 2.96 Mo)
                               
                               
                               
                               
                               
                               

                              Le 16 mai 2013, à l’Hôtel de Ville d’Angoulême, s’est tenu le quatrième EnerCamp, atelier participatif réunissant toutes les parties prenantes locales concernées par la gestion intelligente de l’énergie et souhaitant faire entendre leurs propositions dans ce débat.

                              Officiellement labellisé dans le cadre du débat national, cet EnerCamp a également reçu le soutien de la mairie d’Angoulême et de la région Poitou-Charentes, particulièrement dynamique dans le domaine énergétique.

                              Cette quatrième étape s’est tenue à Angoulême, ville où ce tour de France de l’efficacité énergétique a une résonnance particulière. Le grand Angoulême est en effet référent sur l’électromobilité, un vecteur important pour assurer la transition énergétique. A ce titre, Schneider Electric est partenaire de cette démarche et collabore à la mise en place de bornes de recharge dans l’agglomération ainsi qu’à l’initiative locale d’autopartage, Mobili’volt.

                              L’usine de production de Schneider Electric à Angoulême est par ailleurs un des fleurons du Groupe, qui croit au large développement de l’électromobilité comme une des clefs de la transition énergétique et participe du dynamisme de la région.

                              « Le format participatif de l’EnerCamp a permis de mobiliser les participants sur les différentes problématiques et d’engager des discussions riches d’enseignement, en particulier dans la séquence des ateliers thématiques. Nous espérons que cet éclairage local permettra de faire avancer le débat sur la transition énergétique et les solutions à mettre en œuvre. » a déclaré Joël Denis-Lutard, Directeur des usines d'Angoulême et  Bourguebus, Schneider Electric.

                               

                              Synthèse des ateliers

                               

                              Atelier 1 : « La pédagogie et l’information réelle sont indispensables...

                              « La pédagogie et l’information réelle sont indispensables pour opérer la transition énergétique »

                              • Le groupe a d’abord insisté sur le fait que les solutions technologiques pour opérer la transition énergétique existent déjà, pour ensuite évoquer les actions à mettre en œuvre afin d’en faciliter l’usage, tout en insistant sur la difficulté de changer les comportements.
                              • Mais une large partie des échanges a porté sur la problématique de l’appropriation de la technologie. Celle-ci se confronte à la méconnaissance des utilisateurs et des professionnels de la filière, d’où la nécessité de former ces deux types d’acteurs de manière cohérente pour en assurer la compréhension. Le groupe a ainsi insisté sur le besoin d’adapter la formation des professionnels pour l’adapter aux nouvelles solutions d’efficacité énergétique (formation initiale et continue) comme du public dès le plus jeune âge (montrer aux enfants, former le corps enseignants à ces enjeux).
                              • Outre la formation en tant que telle, apporter l’information aux utilisateurs par la communication est crucial pour sensibiliser le public et s’assurer qu’il puisse juger de la pertinence de ces technologies. Pour cela, il faut, d’une part, apporter l’information utile à la compréhension des enjeux énergétiques par des experts et non uniquement les médias ou la publicité dont le discours peut-être contre-productif. Et ce, pour permettre de développer une culture réflexe de l’économie d’énergie (à l’instar de l’économie d’eau). Mais également l’information nécessaire à la banalisation des ces solutions pour en faire comprendre les avantages et les démystifier (indicateurs de consommation en €, comparaison de consommation réelle, pédagogie, etc). D’autre part, diffuser les bonnes pratiques pour engager un processus d’apprentissage collectif.
                              • Les participants ont enfin insisté sur l’exemplarité des acteurs (collectivités locales, industries) et sur le besoin de recourir aux nouvelles technologies pour sensibiliser les individus (internet, mobile).

                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Fournir des outils offrant l’information de consommation réelle des appareils (indicateurs concrets) pour engager la modification des comportements.

                              2. Communiquer auprès du grand public sur les enjeux réels liés à l’énergie et sur les possibilités d’action, notamment grâce aux nouvelles technologies (mobile, internet).

                              3. Recourir à l’enseignement, qu’il s’agisse d’adapter la formation de la filière aux nouvelles solutions (formation initiale et continue), ou de former les individus dès le plus jeune âge à l’école.

                              4. Diffuser les bonnes pratiques
                              afin de montrer que les solutions assurant la transition énergétique existent.

                              5. Obliger les fournisseurs d’énergie et les fabricants d’appareils à apporter l’information juste sur la consommation énergétique et développer une méthode de certification de cette information.

                               

                               

                              Atelier 2 : « L’accès à l’efficacité énergétique : complémentarité des leviers du passif et de l’actif;;;

                              « L’accès à l’efficacité énergétique : complémentarité des leviers du passif et de l’actif, promotion de la rentabilité des investissements et diffusion des bonnes pratiques »

                              • Le deuxième atelier a commencé par souligner l’importance de la rénovation des bâtiments existants (efficacité énergétique passive). Il a souligné la résonnance que cette notion pouvait avoir en Charente, dont le parc extrêmement vieillissant illustre l’image de « passoire énergétique » (cf. carte de France thermographique) - même si cela vaut sur tout le territoire. Pourtant, les moyens d’action simples et peu onéreux pour réaliser d’importantes économies d’énergie existent ; certaines initiatives locales devraient pouvoir être déployées au national.
                              • Les participants ont ensuite souligné la nécessité d’encourager le deuxième pilier de l’efficacité énergétique, celui de l’actif, qui passe par la mise en place de solutions utilisant les nouvelles technologies. En rendant l’information disponible et en permettant de contrôler les appareillages énergivores, ces solutions permettent de réduire fortement les dépenses énergétiques des bâtiments. Comme dans le passif, des mesures simples et peu onéreuses par rapport au retour sur investissement sont déjà à la disposition des citoyens et des professionnels.
                              • Le groupe s’est par ailleurs accordé sur la complémentarité des deux leviers de l'efficacité énergétique que sont le passif et l'actif. Tous deux dépendent également d’une phase cruciale de chiffrage et de contrôle, car « ce qui n’est pas mesuré n’existe pas » : cela passe par des bilans (prise de conscience des dépenses vs. économies possibles), de la visibilité en temps réel, etc.
                                Toutes ces mesures permettant d’atteindre l’efficacité énergétique des bâtiments sont valables aussi bien pour le tertiaire que pour les secteurs industriels ou le parc de bâtiments du service public : la démarche doit être holistique.
                              • Les participants sont enfin tombés d’accord sur le fait que ces deux volets d’action reposaient en majorité sur des bonnes pratiques, et qu’il était nécessaire de diffuser ces dernières via des experts et prescripteurs indépendants. C’est le rôle de l’Etat et des collectivités locales, qui doivent pouvoir s’emparer de ces sujets en toute objectivité, en évitant les effets de mode et les faux débats, et qui ont toute légitimité auprès du public et des professionnels.

                                Propositions issues du groupe de travail : 

                                1. Charger les administrations de faire connaître les bonnes pratiques.

                                2. Désigner un organisme centralisant les subventions des différentes entités administratives, qui avancerait ces crédits de manière immédiate, afin que les particuliers comme les entreprises n’aient pas à s’endetter initialement.

                                3. Investir de manière simple à la fois dans la rénovation du parc existant, comme dans le pilier actif pour réaliser des économies significatives.

                                4. Donner aux citoyens les moyens d’établir des bilans et de contrôler les dépenses énergétiques de leurs bâtiments pour les responsabiliser et engager une prise de conscience.

                               

                              Atelier 3 : "Consommer mieux, consommer moins...

                              "Consommer mieux, consommer moins : réglementation, cadre législatif et valorisation"

                              • Tous les participants se sont mis d’accord sur le fait que le cadre législatif est là, et va dans le bon sens, mais devrait être amendé sur plusieurs points, que ce soit sur le volet coercitif ou incitatif.
                              • Par ailleurs, les participants se sont accordés à dire que si la réglementation est déjà en place, elle se doit d’être avant tout applicable au niveau local, d’imposer l’optimisation, et toute action doit obligatoirement avoir comme l’un de ses objectifs premiers la création d’emplois. Poitou Charente, Ils ont évoqué les 30 projets de méthanisations qui ont été acceptés et sont en cours en région Poitou Charentes. Certaines sociétés font également de la micro méthanisation, ou encore travaillent sur les produits bio-sourcés (tels que la fibre de lin).
                              • Le groupe a constaté qu’en France, la réglementation est insuffisante principalement sur le volet économique, et n’a pas pris toute la mesure des possibilités de valorisation de l’écologie durable. Il faut, selon eux, optimiser l’incitation fiscale, insuffisante aujourd’hui, tant pour les particuliers qui n’ont pas assez d’aides, que pour les industriels qui eux recherchent avant tout un retour sur investissement.
                              • Ensuite, les participants ont discuté de favoriser l'innovation et la recherche grâce à une réglementation et un cadre législatif adaptés, et ce, afin d’éviter l’importation de matière premières ou l’exportation de déchets recyclables.
                              • Enfin, le groupe est revenu sur les clivages politiques et notamment sur le sujet de la taxe carbone (UMP) et de la Contribution Energie (PS) élargie aux autres énergies. La taxe carbone est en cours pour les poids lourds, mais cela reste insuffisant, ce qui nécessite de revoir son périmètre d’application.

                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1.
                               Mettre en place et redéfinir le périmètre d’action de la taxe carbone.

                              2. Instaurer une justice sociale écologique et intégrer le principe de solidarité économique géographique dans l’hexagone.

                              3. Organiser des rencontres et des sessions de travail avec les acteurs concernés ou désireux de l’être.

                              4. Encourager les projets pilotes innovants, en instaurant éventuellement un quota de projets pilotes annuels par département.

                              5. Favoriser la mise en place de moyens qui pourraient déboucher sur une émulation des pratiques et a minima sur une compréhension de textes souvent techniques.