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                              L’EnerCamp de Rueil-Malmaison a réuni une quarantaine de participants autour du thème :

                              « Energie : consommer moins, consommer mieux »

                               
                               
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                              Rapport EnerCamp

                              >Téléchargez le rapport (pdf, 2.96 Mo)
                               
                               
                               
                               
                               
                               

                              Le 29 mai 2013, au HIVE, siège de Schneider Electric (Rueil-Malmaison), s’est tenu le sixième et dernier EnerCamp, atelier participatif réunissant toutes les parties prenantes locales concernées par la gestion intelligente de l’énergie et souhaitant faire entendre leurs propositions dans ce débat.

                              Officiellement labellisé dans le cadre du débat national, cet EnerCamp a également reçu le soutien de la région Ile-de-France, particulièrement dynamique dans le domaine énergétique.

                              Cette sixième et dernière étape s’est tenue à Rueil-Malmaison, au HIVE, bâtiment intelligent pilote en matière d'efficacité énergétique. Ce bâtiment est la preuve que l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments, secteur le plus consommateur d'énergie, est possible à court terme. En effet, grâce aux solutions déployées, la consommation moyenne du HIVE a été divisée par deux entre 2009 et 2011.

                              Mais le potentiel d'économie énergétique dans le bâtiment, secteur le plus consommateur d'énergie, est bien plus important. Cette année, à l'issue de 4 années de recherche collaborative grâce au concours de 20 partenaires et collaborateurs, de 5 sites pilotes et d'un démonstrateur, le programme HOMES, piloté par Schneider Electric et testé sur ce bâtiment,  a prouvé concrètement les résultats que l'on peut obtenir en optimisant la performance énergétique des bâtiments via les solutions d'efficacité énergétique active.

                              « Cet EnerCamp a réuni des participants particulièrement impliqués dans les discussions. Cette mobilisation a permis des échanges de qualité et surtout de dégager des solutions pour assurer la transition énergétique. » a déclaré Patrick Ziélinski, Directeur des sites de la région parisienne de Schneider Electric.

                              Synthèse des ateliers

                               

                              Atelier 1 : « Comment modifier l'image des économies d'énergie ?»

                              « Comment modifier l'image des économies d'énergie ?»

                              • Les participants ont d'abord constaté que l'image des économies d'énergie était négative car liée à des investissements que l'on ne comprend pas toujours et qui freinent les actions. Ils ont ensuite échangé sur le discours à tenir auprès du grand public. Un discours d'alerte basé sur la morale est moins efficace qu'un discours sur l'offre de solutions et les avantages qui y sont liés.
                              • Le groupe a ensuite échangé sur le besoin de mesurer la consommation, notamment  via le développement de standards de mesure et d'un référentiel afin de comparer les avantages liés à l'installation de solutions d'efficacité énergétique. Ils ont également évoqué la ventilation des informations issues de cette mesure pour connaître dans le détail les postes de consommation. Cela permettrait de hiérarchiser l'intérêt des économies d'énergie.
                              • Par ailleurs, notant un déficit d'information sur les solutions ou son caractère trop théorique, le groupe a relevé le besoin de communiquer et d'expliquer les intérêts concrets pour l'individu (notamment financiers : économies issues de l'investissement, etc.) liés à la mise en place de solutions d'efficacité énergétique. Cela pourrait passer par une personne capable d'apporter une solution globale et de faire comprendre ces solutions à travers un discours compréhensible par tous (référentiel, échelle de valeur, standard pour la comparaison) ou grâce à une communication sur les expériences positives.
                              • Les participants ont également discuté de l'accompagnement des individus, notant qu'un plan d'action et que le partage de l'information favorise le changement de perception. Cela peut passer par la contrainte à travers la réglementation. Mais cela n'est pas forcément coercitif, comme le montre l'exemple des outils de modélisation de la consommation ou des nudges (exemple de système numérique permettant une comparaison entre les foyers d'un quartier sur la base d'une moyenne).

                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1.
                               Rendre attractives et compréhensibles les économies d'énergie, notamment en quittant le discours moral.

                              2
                              Développer un métier de coordinateur énergétique centralisant les compétences et l'offre de solutions globale.

                              3. Communiquer sur les solutions existantes.

                              4. Produire un discours clair sur la rentabilité des investissements.

                              5. Partager les expériences positives (réglementation, solutions, bonnes pratiques).
                               

                               

                              Atelier 2 : « Quelle conduite du changement pour favoriser la transition énergétique ? »

                              « Quelle conduite du changement pour favoriser la transition énergétique ? »

                               

                              • Le groupe est parti du constat que le seul moyen d’opérer la transition énergétique était de mener une véritable politique de conduite du changement, en fonctionnant de manière pragmatique et systématique. En effet, ils se sont accordés à dire qu’il ne fallait pas attendre d’ « épiphanie » de la transition énergétique, mais que celle-ci naîtrait de choix politiques forts suivis d’un processus de travail lent et rigoureux.
                              • Pour les participants de l’atelier, mener cette politique passe avant toute chose par la désignation d’une instance décisionnaire qui donne la direction générale et soit maître de tous les aspects du processus (planification, communication, contrôle, suivi, etc.) afin d’en assurer la cohérence et la simplicité, nécessaires à une bonne appropriation par le public.
                              • Le groupe a notamment proposé que cette instance s’inspire des techniques anglo-saxonnes utilisées dans le monde du développement informatique, et en particulier de la « méthode agile ». Celle-ci repose notamment sur des phases itératives, qui partent d’une planification initiale, passent ensuite par la réalisation des solutions, la mesure de leur efficacité, et enfin procède à leur amélioration jusqu’à obtention de l’optimum.
                              • Le grand public se retrouvant trop souvent seul face au challenge de la baisse de sa consommation énergétique, sans conseil sur les solutions (souvent simples) à mettre en place, le groupe a également souligné l’importance de la diffusion de l’information, qui doit passer par une communication plus ciblée et plus claire (campagnes nationales, disponibilité de l’offre de solutions, programmes éducatifs pour la jeunesse, etc.). Celle-ci doit faire partie des compétences de l’instance décisionnaire, et doit également pouvoir reposer sur l’exemplarité des pouvoirs publics comme des entreprises (les premiers étant en retard, et les seconds faisant bien souvent partie des moteurs de la transition énergétique).
                              • Les participants ont enfin débattu des vertus d’un système de bonus / malus, qui doit permettre de récompenser les bonnes pratiques et l’exemplarité d’une part, ou de dissuader les citoyens ou les entreprises d’enfreindre les règles définies dans le cadre de la transition énergétique d’autre part : ce n’est pour l’instant pas le cas pour la RT 2012 par exemple.

                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Désigner
                               un pilote de la politique de conduite du changement dans tous ses aspects et sur le long terme

                              2. Mener une véritable politique de conduite du changement en recourant notamment à la méthode agile, qui passe par des phases itératives  (planification, réalisation, mesure et amélioration continue des résultats jusqu’à obtention de l’optimum)

                              3. Diffuser l’information et communiquer de manière claire et ciblée

                              4. Se reposer sur l’exemplarité des pouvoirs publics et des entreprises

                              5.
                               Développer les nouveaux métiers de l’efficacité énergétique (conseil, accompagnement, etc.)

                              6. Instaurer des systèmes de bonus / malus dans tous les domaines de la transition énergétique

                               

                              Atelier 3 : « Accompagnement, formation et solutions »

                              « Accompagnement, formation et solutions »

                              • Les participants ont commencé par faire un état des lieux des solutions et accompagnements des particuliers et des professionnels par les pouvoirs publics dans leur gestion de l’énergie, avec un constat : les solutions existent, certaines méritent d’être amendées,  beaucoup sont à créer.
                              • Les participants sont d’accord pour affirmer qu’aujourd’hui, personne ne sait matérialiser l’énergie qu’il consomme. Il faut impérativement sortir de ce flou en trouvant des moyens de matérialiser l’énergie, par exemple en euros (ex : changer le DPE qui mesure en kw/h/m2/an en Euros/h/m2/an) afin de toucher à l’aspect comportemental de la consommation. En effet, ce ne sont pas les bâtiments qui consomment mais les personnes qui y évoluent. La sensibilisation à la problématique environnementale et écologique doit commencer dès l’enfance, et doit se poursuivre ensuite.
                              • Avec l’écologie, une nouvelle filière a été créée, mais le côté essentiel de l’efficience (différente de l’efficacité) n’est pas encore assez prégnant. La mutualisation des coûts et des moyens est évoquée comme une solution d’avenir. Deux types de mutualisation sont possibles : horizontale, sur le modèle des intercommunalités, et verticale avec une action en amont sur le fournisseur et en aval avec la domotique. C’est un moyen d’apporter de la valeur ajoutée au grand public, qui veut avant tout de la simplicité et un ROI rapide. Pourtant, le manque d’information des particuliers est criant. Aussi la proximité doit être un élément essentiel.
                              • La réalité politique est opposée à la réalité du terrain. Les volontés sont là, les mises en applications le sont moins. Les participants veulent alerter sur la crédibilité nécessaire dont participe une pérennité des engagements, et sur le déficit de confiance de la population. On note déjà une baisse d’engagement des citoyens sur le geste pourtant intégré qu’est le tri sélectif. L’incitation fiscale – tout comme les autres mesures d’incitation - ne doit pas être une mesure qui saute d’un mandat à l’autre et se reforme différemment ensuite, elle doit être constante, pérenne, et surtout simple.

                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1.
                               Aider le grand public à une meilleure compréhension de la notion d’efficience énergétique pour un résultat immédiat avec un investissement nul.

                              2. Poursuivre et enrichir l’éducation des plus jeunes dans une dynamique entretenue de manière permanente en valorisant les gestes écologiques et responsables, en poursuivant l’éducation sur la matérialisation de l’énergie  et en s’appuyant sur les réseaux sociaux.

                              3. Créer un poste « d’assistant social de l’énergie », non délocalisable, qui sur un périmètre précis accompagnerait et donnerait de la cohérence aux diagnostics et solutions proposées.

                              4. Créer un grand emprunt au niveau de l’Etat.