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                              Première étape du tour de France de Schneider Electric à Grenoble :

                              L’EnerCamp a réuni plus de 60 participants pour débattre autour de la gestion intelligente de l’énergie !

                               
                               
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                              Le 14 mars 2013, sur le site de l’Electropole de Schneider Electric à Eybens (agglomération de Grenoble), s’est tenu le premier EnerCamp, atelier participatif réunissant toutes les parties prenantes locales concernées par la gestion intelligente de l’énergie, et souhaitant faire entendre leurs propositions dans le débat national sur la transition énergétique.

                              Parce que c’est la voix de toutes les parties prenantes concernées sur le terrain par cette gestion intelligente de l’énergie qu’il s’agit d’abord de faire entendre, Schneider Electric a souhaité recueillir leurs avis et propositions à travers une tournée dans les régions.

                              La première étape, officiellement labellisée dans le cadre du débat national, s’est tenue dans l’agglomération grenobloise, l'un des territoires les plus innovants de France. Grâce à son modèle de développement construit sur un partenariat historique entre l'université, la recherche et l'industrie, Grenoble est aujourd’hui un pôle de référence mondiale dans les nouvelles technologies de l’énergie.

                              C’est donc naturellement que plus de soixante personnes se sont mobilisées pour participer à cet EnerCamp – élus, académiques, institutionnels, blogueurs, journalistes et acteurs de la filière électro-technique.

                              « La dynamique de cette soirée et la contribution active de tous les participants nous ont permis de faire émerger des réflexions et propositions concrètes, issues notamment des retours d’expérience positifs de la région » ont déclaré Alain Bortolin et Pascal Yenigotchian, respectivement Directeur des sites Grenoblois et Directeur Région – Smart Cities de Schneider Electric.

                              Synthèse des ateliers

                               

                              Atelier 1 : « Appropriation par les usagers...

                              « Appropriation par les usagers de l’efficacité énergétique comme levier majeur de la transition énergétique »

                              • Le groupe a insisté pour recentrer le débat sur le levier de l’efficacité énergétique dont les retours d’expérience montrent qu’il fonctionne d’ores et déjà sur le terrain.
                              • Une première partie des discussions a constaté que les solutions techniques sont là. Cependant, celles-ci sont trop décorrélées des usagers et insuffisamment conçues pour pouvoir être correctement appropriées. Dans ce cadre, la question critique est : comment créer de l’appétence ? Le pendant de cette question est : comment évaluer l’appropriation des solutions et cadres d’action proposés en se donnant la capacité de revenir en arrière ?
                              • La deuxième partie du débat a porté sur les retours de bonnes pratiques au niveau de la région comme dans d’autres territoires (expérimentation de RTE en Bretagne, collectif de copropriétaires, concours de l’Ademe des familles à énergie positive, etc.). Cela a permis de mettre en évidence que les solutions collectives donnent les meilleurs résultats. La nécessité de ne pas automatiser les solutions fait également d’un constat unanime ; automatiser devient à terme contre-productif et déresponsabilise les usagers.
                              • La troisième partie du débat s’est concentrée sur les solutions à mettre en œuvre qui ont ensuite été présentées par le porte-parole de l’atelier.


                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Faire de la pédagogie auprès des individus et des organisations publiques comme privées en utilisant les canaux des écoles, des familles, de l’enseignement supérieur, etc ;

                              2. Utiliser les nouvelles technologies pour informer et préserver la liberté d’action des usagers afin de garantir l’efficacité des solutions: passer du concept de bâtiment intelligent à celle de bâtiment obéissant ;

                              3. Valoriser l’effort individuel dans un résultat collectif qui constitue un véritable réseau social physique. Cela induit de passer de la notion de malus à celle de bonus pour générer un véritable cercle vertueux ;

                              4. Encourager l’évaluation des outils, des pratiques et des décisions politiques en utilisant pour cela les réseaux sociaux virtuels notamment pour partager les bons comme les mauvais retours d’expérience.

                               

                              Atelier 2 : Développer la compétitivité...

                              « Développer la compétitivité du territoire français en faisant de la gestion intelligente de l’énergie un secteur stratégique »

                              • Cet atelier a débuté sur un constat. Celui de la montée de la précarité énergétique. Mais, il manque un cadre politique volontariste pour permettre de dynamiser la filière de la gestion intelligente de l’énergie, vecteur d’un meilleur partage de l’énergie.
                              • Les participants ont insisté sur la nécessité de s’affranchir des dogmes établis en matière énergétique. Cela permettrait de qualifier objectivement les postes réels d’économies d’énergie dans ce cadre politique. Ils ont également insisté sur la stabilité du cadre réglementaire stable en s’appuyant sur l’exemple du photovoltaïque, pénalisé par trop de retours en arrière.
                              • Face au coût croissant de l’énergie, un changement de modèle économique doit s’opérer et des incitations doivent être mises en œuvre pour valoriser la non consommation d’énergie. Au-delà du soutien public, les promesses de retour sur investissement sont tellement « inestimables » que, si on en fait bien la pédagogie, elles peuvent pousser toutes les parties prenantes à s’engager dans l’efficacité énergétique. Enfin, ces incitations doivent être pensées dans un système où la mutualisation des ressources et équipements entre acteurs privés et publics est encouragée.
                              • La diffusion des expériences est également un levier majeur, selon les participants. Il faut essaimer les pratiques locales, nationales, européennes et internationales comme par exemple, le Contrat de performance énergétique de la ville de Domène.
                              • Le dernier levier à actionner est la formation. Les compétences ne sont pas encore suffisamment au rendez-vous et nécessité d’inventer un modèle complémentaire public / privé, crucial si on veut être compétitifs et créer des emplois durables.


                              Propositions issues du groupe de travail:

                              1. Mettre en œuvre un cadre politique volontariste et stable qui encourage la gestion intelligente de l’énergie ;

                              2. Encourager les mutualisations pour mieux partager cette ressource;

                              3. Faire la pédagogie de la gestion intelligente de l’énergie pour « faire savoir » que les solutions existent pour moins consommer ;

                              4. Créer un réseau d’échanges de bonnes pratiques locales, régionales, nationales, européennes et internationales ;

                              5. Accélérer la formation des acteurs de l’efficacité énergétique.

                               

                              Atelier 3 : « Faire de l’énergie un levier...

                              « Faire de l’énergie un levier d’externalités positives pour le Développement durable »

                              • Les participants à cet atelier sont d’abord revenus sur la perception de l’énergie et de son utilité sociétale : a-t-on besoin de toute cette énergie pour vivre ? Jusqu’à quel point cesse-t-elle d’être une nécessité pour devenir superflu ? Pourquoi énergie et consommation sont perçues comme nocives alors que ce n’est pas forcément le cas ? Il se sont ensuite interrogés sur la contradiction apparente entre énergie et Développement durable : si les ressources naturelles (soleil, vent, eau,..) sont inépuisables et représentent un potentiel énorme, pourquoi économiser l’énergie ?
                              • Après cette remise en cause des fondamentaux du débat, les participants se sont ensuite attachés à rappeler qu’il n’y a pas de civilisation sans énergie et à définir comment l’énergie peut maintenant être un levier de Développement durable. L’énergie génère des externalités positives au plan sociétal (valeurs d’usages et fonctionnalités, emplois locaux, développement de l’économie, réduction des inégalités, meilleure partage des ressources etc.) et environnemental, participant d’un véritable changement de modèle.
                              • Les participants ont souligné deux barrières majeures à la mise en œuvre d’un système énergétique à externalités positives : l’éducation et la fiscalité. En matière d’éducation, il s’agit de redonner de la valeur à l’énergie en créant une prise de conscience. Si en matière de fiscalité, le schéma fonctionne en théorie sa mise en oeuvre pratique est « catastrophique » car les mesures sont trop complexes même si tout le monde s’accorde à dire que les taxes sont nécessaires.


                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Eduquer les nouvelles générations pour changer les habitudes et influencer les comportements ;

                              2. Responsabiliser et donner la possibilité d’agir grâce à des outils de mesures et de contrôle sur ce que l’on consomme ;

                              3. Développer l’outil fiscal pour pousser la transformation des comportements.

                               

                              Atelier 4: « S’appuyer sur notre héritage...

                              « S’appuyer sur notre héritage pour préparer l’avenir énergétique »

                              • Les participants ont commencé par souligner l’importance des valeurs de respect (respect de l’environnement, respect des personnes, etc.) et de solidarité, sur lesquelles cette discussion doit s’appuyer.
                              • Ils ont ensuite débattu de l’échelle d’action, considérant que si l’on peut poser une ambition au niveau mondial, c’est d’abord à l’échelle locale qu’il faut réfléchir à l’avenir. Les participants se sont accordés à dire qu’une loi de programmation issue du haut ne serait pas efficace par rapport à cet enjeu.
                                - Une meilleure connaissance des besoins à l’échelle locale et du poids des héritages est ainsi nécessaire. La ville de demain est en effet basée sur la compréhension de la ville d’aujourd’hui : ses infrastructures, son héritage patrimoniale mais surtout les comportements de ses usagers qui, eux, « évoluent plus vite que le bâtiment ».
                              • Dans la foulée, les participants à l’atelier ont mis l’accent sur la notion de qualité de vie dans la ville de demain et sur la question de faire vivre une population plus nombreuse dans des espaces de plus en plus restreints.
                              • La dernière partie du débat a tourné autour de la nécessité de garder le contrôle sur les nouvelles technologies. En effet, si celles-ci peuvent permettre de « consommer moins, consommer mieux », il n’en demeure pas moins que le développement de la technique doit prendre en compte les besoins des personnes et leurs spécificités.
                              • Pour conclure, le groupe s’est interrogé sur le débat même de la transition énergétique : faut-il la mener en douceur ou bien la brusquer compte tenu de notre retard ?

                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Prendre en compte la dimension « utilisateur » ainsi que ses besoins dans le développement des nouvelles technologies de l’énergie pour garder la maîtrise des outils et ne pas en être prisonnier ;

                              2. Adapter la réglementation aux besoins et aux spécificités locaux et non développer une réglementation générale descendante ;

                              3. Prendre en compte l’héritage, notamment celui des comportements, dans la mise en œuvre des solutions de gestion intelligente de l’énergie à l’échelle locale.

                               
                               
                                
                               
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                              Rapport EnerCamp

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