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                              Deuxième étape du tour de France de Schneider Electric à Angers :

                              L’EnerCamp a réuni près de 40 participants pour débattre autour de la gestion intelligente de l’énergie !

                               
                               
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                              Le 27 mars 2013, sur le site de l’ESEO d’Angers, s’est tenu le deuxième EnerCamp, atelier participatif réunissant toutes les parties prenantes locales concernées par la gestion intelligente de l’énergie, et souhaitant faire entendre leurs propositions dans le débat national sur la transition énergétique.

                              Parce que c’est la voix de toutes les parties prenantes concernées sur le terrain par cette gestion intelligente de l’énergie qu’il s’agit d’abord de faire entendre, Schneider Electric, a souhaité recueillir leurs avis et propositions à travers une tournée dans les régions.

                              La deuxième étape, officiellement labellisée dans le cadre du débat national, s’est tenue à Angers, ville extrêmement dynamique dans le domaine énergétique. Schneider Electric s’est associé pour l’occasion à la PRI Energie, à l’ESEO et à la région Pays de la Loire.

                              C’est donc naturellement que près de quarante personnes se sont mobilisées pour participer à cet EnerCamp – élus, académiques, institutionnels, blogueurs et acteurs de la filière électro-technique.

                              « Cet événement, grâce au soutien de la PRI Energie et de l’ESEO, a été un véritable succès, nous espérons qu’à notre échelle, nos échanges pourront apporter un petit éclairage local à ce débat national si passionnant et essentiel.» a déclaré Henri Boyer, Directeur régional de Schneider Electric.

                              Synthèse des ateliers

                               

                              Atelier 1 : « Interdépendance de l’efficacité énergétique...

                              « Interdépendance de l’efficacité énergétique et économique : le cadre législatif »

                              • Le groupe a commencé par un constat : la consommation d’énergie mondiale explose, alors que les ressources se raréfient. Le prix des énergies ne va cesser d’augmenter dans les années à venir, mais est-elle vraiment assez chère pour accélérer le changement ?
                              • Tous les participants se sont ensuite accordés sur un point : le cadre législatif existe, la volonté politique est réelle. Mais le seul levier est le prix du kWh, alors que le cadre juridique issu du Grenelle émanait d’une demande sociale. Pour autant, la réglementation tend vers plus d’obligations de mesure des consommations énergétiques, jusque dans le résidentiel.
                              • Le groupe a ensuite noté l’inadaptation du cadre juridique aux petites structures (PME/PMI) qui n’ont pas assez bénéficié du CPE (Contrat de Performance Energétique) et où le poste énergétique est souvent un poste de frais généraux géré par la comptabilité. Le premier problème est donc la gestion amont de l’énergie, et surtout le manque d’accompagnement des petites structures. Il faut aujourd’hui faciliter la mise en place des CPE et des PPP (Partenariats Public-Privé) au niveau local.
                              • Par ailleurs, les façons de produire de l’énergie ont éclaté : chacun peut être producteur, ce qui implique d’améliorer les structures de ces nouveaux réseaux, en impliquant une nouvelle donnée : la qualité de l’énergie.
                              • Le groupe a ensuite insisté sur la nécessité d’installer des technologies d’assistance à la mesure de la consommation pour permettre sa maîtrise (notamment des indicateurs de consommation chiffrés en euros) : les mesures sont en place mais pas la prise de conscience au sens large, d’où le besoin d’un cadre législatif.


                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Aller plus loin dans les contraintes/incitations normatives avec un cadre législatif renforcé, mais avant tout plus simple et plus efficace.

                              2. Conscientiser l’impact économique via une présence systématique et pérenne de systèmes intelligents de mesure en temps réel des consommations avec traduction monétaire des seuils.

                              3. Améliorer la mutualisation des moyens par métiers et par énergie pour regrouper le potentiel d’achat.

                              4. Engager une rénovation en termes d’efficacité énergétique du parc ancien, avec la mise en place d’un objectif planifié et un retour économique financier assuré.

                               

                              Atelier 2 : « Optimisation des systèmes de production...

                              « Optimisation des systèmes de production de biens ou de services et de l’habitation »

                              • Une première partie de la discussion a porté sur les étapes nécessaires au contrôle intelligent de l’énergie : comprendre les besoins, mesurer la consommation, analyser les données et disposer d’indicateurs simplifiés compréhensibles par tous et indiquant le gain issu d’un changement de comportement (en confort, en euro, etc.).
                              • Les participants ont ensuite souhaité discuter de la vérification des actions menées dans le cadre défini par la loi (notamment avec la RT 2012) car celle-ci est aujourd’hui trop administrative et devrait passer davantage par la mesure des changements effectifs (par exemple via la photographie thermique d’un bâtiment).
                              • Le groupe a ensuite débattu de la barrière technologique relative aux systèmes intelligents qui, s’ils sont indispensables, ne sont pas autosuffisants (dimension humaine nécessaire). Cela peut passer par la simplification de ces systèmes (notamment grâce à internet et aux appareils mobiles connectés), le développement de technologies auto-adaptatives (à l’image des variateurs de vitesse), et l’accompagnement des utilisateurs.
                              • Le groupe a enfin insisté sur l’adaptation de la filière à travers, d’une part, de nouvelles formations et de nouveaux métiers et, d’autre part, l’adaptation des formations existantes et l’accompagnement des professionnels dans l’enrichissement de leurs compétences.


                              Propositions issues du groupe de travail:

                              1. Rendre les indicateurs de consommation suffisamment lisibles par les utilisateurs, notamment grâce à une indication du gain issu d’un changement de comportement (confort, euros, etc.)

                              2. Se fixer des objectifs de performance qualitatifs et/ou quantitatifs pour engager l’action

                              3. Améliorer l’adaptabilité des technologies au niveau de compétence de ses utilisateurs et le dialogue homme/machine pour en simplifier l’usage et démystifier ces technologies

                              4. Adapter la filière aux évolutions technologiques en créant de nouveaux métiers et en adaptant les formations et compétences existantes

                              5. Accompagner l’utilisateur dans l’utilisation de ces nouvelles technologies pour en faciliter l’utilisation et l’appropriation

                               

                              Atelier 3 : « Innovation créative...

                              « Innovation créative et innovation comportementale »

                              • Le groupe a débuté par un constat : nous parlons de transition énergétique, nous sommes à une période charnière, un nouveau « siècle des lumières » et pour que cette mutation, cette renaissance se fasse correctement il faut laisser libre court à la créativité qui est à la base de tout changement. Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous sont bridés. Il faut créer le bouillonnement, encourager les idées car toutes les idées pour accompagner le changement n’ont pas encore été trouvées.
                              • Ce besoin d’innovation pour construire et accompagner cette transition doit faire face à des freins très puissants : les groupes de pression et une règlementation trop stricte. Pour ne pas brider la créativité, il faut plus de liberté et redéfinir le cadre.
                              • La transition énergétique passera par une évolution des comportements aussi bien par les échanges de bonnes pratiques, les initiatives locales, les formations, les soutiens financiers, la responsabilisation de chacun, et la valorisation de la créativité de l’innovation.
                              • Le groupe a également insisté sur l’aspect local et plus particulièrement le rôle des PME-PMI. Les PME-PMI représentent une grande part de notre système économique, elles sont malheureusement trop souvent mises de côté au profit des grands groupes, hors l’innovation, les bonnes pratiques, la créativité viennent souvent d’initiatives locales de PME-PMI vertueuses. Il est donc primordial d’encourager la recherche et l’innovation de ces entreprises.



                              Propositions issues du groupe de travail :

                              1. Elargir le cadre règlementaire pour encourager la créativité, notamment en dépassant les lobbies et en sortant l’énergie des contraintes politiques

                              2. Favoriser les initiatives locales, encourager les PME- PMI, notamment à travers la co-construction, l’économie circulaire et la mutualisation des besoins

                              3. Professionnaliser les formations, créer des pôles d’excellence et encourager le changement en intégrant la notion de transition énergétique dans l’éducation

                              4. Agir maintenant pour demain en soutenant les investissements à court terme pour réaliser des économies à long terme

                               
                               
                                
                               
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                              Rapport EnerCamp

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